o* ° Julie ° *o
..........- Julie : Ophé !
..........- Ophélie : ...
..........- Julie : OPHE !!
..;.......- Ophélie : * s'arrêtant de danser * Oui ?
..........- Julie : Moi j'y vais, je suis crevée.
..........- Ophélie : Mais la fête vient à peine de commencer !
..........- Julie : Qu'est-ce tu dis ?? J'entends rien avec la musique !
..........- Ophélie : <_< Rien. A demain alors je pense que je vais rentrer tard = ] Fais attention quand même.
..........- Julie : Ok amuse-toi bien. Pas de bêtises.
Je prends mes affaires et m'en vais alors vers la sortie. Au moment où j'abaisse la poignée..
..........- Tout le monde : Au-re-voir Joul !
..........- Julie : * ils ont des soucis xD * =D Bye tout le monde !
Je descend les escaliers tout en mettant mes écouteurs sur les oreilles.
Pfiou sacrée soirée. Je marche ainsi dans la rue, songeuse, bercée par du Bob Marley.
La nuit est tombée depuis un bon petit moment déjà. Mes pas sont lents, je souris bêtement en voyant un couple d'amoureux. Je regarde le ciel, celui qui m'intrigue, si noir, si vaste, un ciel parisien si triste, sans étoiles.. celui que nous avons tant observé avec Ophé. Pourquoi ? On l'admire. On le remercie de nous avoir fait don de notre pouvoir. Quelqu'un là-haut, peut-être maman, a soudoyé le Bon Dieu. Et nous voilà, nous. Jumelles, Ophélie et Julie, liées jusqu'à la mort par l'amour et le secret d'un pouvoir grandissant depuis nos 6 ans. Contrôler les objets, les personnes, on peut, un regard suffit. Impressionnant ? Effrayant ? Pour nous aussi ça l'était.
Je marche donc, quand quelqu'un pose sa main sur mon épaule, je me retourne brusquement prête à viser d'un coup de pied les parties génitales.
..........- Julie :Kyaaaa !!
..........- Inconnu : Eh oh du calme Ophélie.
..........- Julie : * dans le genre lourd le gars * Nan moi c'est pas Ophélie c'est Julie.
..........- Inconnu : ah pardon.
..........- Julie : Oui oui on est jumelles bon allez salut.
..........- Inconnu : Pardon excuse-moi hein.
..........- Julie : C'est bon j'ai l'habitude.
Je reprend mon chemin. A présent, un androgyne chante pour mes oreilles. Cette voix envoûtante, cette musique intriguante. Tokio Hotel. Malgré tout ce qu'on a beau dire, Tokio Hotel est un très bon groupe. Ils méritent leur succès, ils ont bosser. C'est pas à cause de petites meufs en chaleur, de leur look, ou de leur succès jalousé qu'on doit les dénigrer, les enfoncer. Chacun ses goûts, c'est pour moi une notion de respect de ne pas dire que tel ou tel artiste fait de la merde. Chacun son univers. J'assume. Nous assumons. Ophélie et Julie, 18 ans, fans de Tokio Hotel et alors ?
Passons, je vous ennuierait avec un long discours. Soudain, une main se pose (encore) sur mon épaule. Mais qu'est-ce qu'il veut encore l'autre saucisson ? Je me retourne bien cool cette fois-ci..
..........- Julie : Je t'ai déjà que je ne m'appelai p...
Ce n'est pas lui. Des têtes recouvertes de capuches. Tout se passe très vite. L'un me tape derrière le genou, ma jambe se plie et je tombe à genoux. Pas le temps de me servir de mon pouvoir tout va trop vite, mon regard ne peut se fixer. Je sent un linge mouillé venir s'appuyer contre mon nez et ...........
o* ° Ophélie ° *o
Je tourne ma clé dans la serrure. Tiens, la porte est fermée à double-tour, bizarre. Julie a encore du se faire une frayeur toute seule : qu'on allait nous cambrioler ou la violer pendant qu'elle dormait.. >_< C'est vrai que les violeurs ont pour habitude de pratiquer à domicile.. - -'' Enfin. Je referme la porte délicatement pour ne pas risquer de la réveiller. Je m'amuse à poser mes clés par terre et sans bouger à les faire voler jusque sur le meuble. Petit jeu, je m'éclate toute seule avec mon pouvoir. Je sens que quelque chose cloche. Cette sensation, je la connais. Je regarde autour de moi. Il n'y a pas ses clés, il n'y a pas ses converses. Bon restons calme, elle s'est sûrement arrêtée chez Mathieu. Elle aurait pu me prévenir quand même. Mais cette sensation.. je préfère tout de même m'assurer de cette hypothèse. Je compose son numéro. Ca sonne, sonne et sonne. Impossible. Julie décroche toujours. Mon pouls commence à s'affoler. Bon j'appelle Mathieu.
..........- Mathieu : A.. a.. allô ?
..........- Ophélie : Allô Mathieu c'est Ophélie.
..........- Mathieu : Mais tu as vu l'heure qu'il est ?
..........- Ophélie : Oui oui mais est-ce que Julie est avec toi ? S'il-te-plait dis-moi que oui je t'en supplie !
..........- Mathieu : Nan nan elle est pas là.
..........- Ophélie : ...
..........- Mathieu : Ophé ?
..........- Ophélie : ... Mon portable me tombe des mains. Je n'y crois pas. Où est-elle ? Et cette sensation... Merde Mathieu. En pleure, je m'empresse de ramasser mon portable.
..........- Ophélie : Mathieu ! Mathieu !
..........- Mathieu :Mais quoi ? quoi ? bon sang ! Arrête de pleurer calme-toi qu'est-ce qu'il y a ?
..........- Ophélie : C'est Julie elle n'est pas rentrée. Mathieu je t'en
..........................supplie. Qu'est-ce qui lui est arrivé . Mathieu j'ai peur, il faut qu'on la retrouve, IL
......................... FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE MATHIEU !
..........- Mathieu : Ne.. ne bouge pas j'arrive dans 5 minutes. Je me laisse tomber par terre. Julie, Julie. Rien ne doit lui arriver pas à elle. Je vous en supplie. Je ferais tout, tout pour qu'il ne lui soit arrivé ou n'arrive rien. Je vous en conjure, qui que vous soyez ne lui faites pas de mal. C'est de ma faute. J'aurai du rentrer avec elle, ne pas la laisser seule à cette heure dans les rues parisiennes. Ma faute. Jamais je ne me le pardonnerai, jamais.
La sonnette retentit, je cours ouvrir. Je me jette dans les bras de Mathieu.
..........- Ophélie : Qu'est-ce qu'on fait ?
..........- Mathieu : La police. C'est la seule solution. Il me dit de rester calme et de m'allonger sur le canapé. Mais comment rester tranquille enfin ! Alors que ma s½ur est perdue, violée ou je ne sais quoi encore.
J'entends Mathieu s'exciter auprès d'un correspondant qui n'a l'air de rien comprendre. Finalement il se calme et expose notre situation. Une demi-heure plus tard qui me parue être des heures entières, la police frappe à notre porte..
o* ° Julie ° *o
Ah. Ma tête. Mais où je suis. Je ne vois rien. Ah normal tu as les yeux bandés imbécile -_-'. Mais qu'est-ce qui m'arrive, ça va pas, est-ce que ma situation est risible là ? Non. Je suis dans une pièce, enfermée comme une bête. Je sens la terre sous mes doigts. Je suis allongée, ou plutôt égarée, face contre terre. Ma tête tourne tant. Je tente de me lever, mes jambes me l'interdisent, je retombe. Mon Dieu. Pourquoi moi ? Vous connaissez ce moment où vous réalisez que vous n'êtes rien. Je ne suis rien. Je me suis toujours crue forte, invincible avec ce pouvoir. Mais les yeux bandés, je suis fragile, comme n'importe qui. Ici, maintenant je ne suis rien. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent de moi. Je suis seule, perdue. Pourquoi on m'enferme, moi ? Pourquoi ? J'entends des voix. Je ne comprends rien. Des bourdons ne cessent de résonner dans ma tête. Je n'ai plus de force. Quelqu'un m'attrape. Violemment. Il me lève. D 'autres voix s'égarent plus loin. Il déchire mon chemisier. Je suis impuissante, je ne peux rien faire. Il me colle contre le mur. Il semble hésitant, les voix, moins proches, s'intensifient alors. Il reprend ainsi de plus belle. Lève mon bras, mon poignet se heurte violemment au mur. Mon bandeau tombe. Tout est flou. Ce visage. Sa forme. Je le connais. Il descend, déboutonne mon pantalon. Cette douleur intérieure. Je n'en peu plus. Des larmes chaudes se perdent sur mes joues... L'impuissance. Rien de pire.
[ ... ]
Je perds la notion du temps. Des heures, des jours, je ne sais plus. Une éternité. Mon visage me pique. Ma cheville me tiraille terriblement. Plus faim, plus envie, plus rien. Plus de vie. Je ne suis rien. Je suis leur jouet. Pourquoi ? Cette question je me la pose tant de fois par jour. Aujourd'hui je n'espère plus. Je ne pense même plus. J'ai appris à n'être rien ici. Droguée. Ils me font avaler ces pilules sans cesse. Plus de bandeau mais je vois toujours flou. Cette pièce tourne dans ma tête. Toujours le noir. Le néant. Un bras m'attrape. Encore. Ils s'y mettent à plusieurs, encore. Je reçois un coup au visage. Un des gars semble toujours plus hésitant, mais ces voix si fortes le rappellent toujours à l'ordre. Je ne distingue aucun mots. Comme toujours. Mais lui. LUI. Son visage je le reconnais. Je sais qui il est. Mais Pourquoi ? Son parfum. Ses mains tremblantes. J'y suis plus sensible qu'à celles des autres mecs, de ces autres monstres. La raison ? je ne la connais pas. Ils m'ont emmené dans cet enfer. Je suis en enfer. Non pire. Je ne suis plus. Je reste en cage ici. Ce sont eux les maîtres. Je ne suis rien.
[ ... ]
Les jours se ressemblent. Je ne ressens plus rien. Toujours ces nombreuses mains qui se perdent sans cesse sur mon corps. Ces pilules. LUI et eux. Le noir. Ma tête qui tourne. Mon corps inerte. Plus de sens, de sentiments, de sensations. A part son parfum, toujours Lui qui m'intrigue. Je ne sais toujours pas pourquoi LUI en particulier il me fait ça. Mes larmes, c'est tout ce qui me reste.
JO'ük'__'
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x-d3c0w.skaii`x-d3c0w.skai
Premier chapitre.. verdict ?
Ca s'annonce comment ? Vous aimez ? ( ou pas... xD )
Dites-moi déjà ce qui vous gêne. Comme ça on réglera tout avant = ]
Bon j'espère vraiment que ça vous plait.
BisouxXx' les meufs' <3
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| <3 x-thriller-th |
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